CHANGER D'ASSURANCE EMPRUNTEUR GRâCE à LA LOI LEMOINE : DROIT à L'OUBLI, éCONOMIES ET MODE D'EMPLOI POUR LES PROFILS à RISQUE AGGRAVé SANS SURPRIME ABUSIVE DèS AUJOURD'HUI

Changer d'assurance emprunteur grâce à la loi Lemoine : droit à l'oubli, économies et mode d'emploi pour les profils à risque aggravé sans surprime abusive dès aujourd'hui

Changer d'assurance emprunteur grâce à la loi Lemoine : droit à l'oubli, économies et mode d'emploi pour les profils à risque aggravé sans surprime abusive dès aujourd'hui

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Assurance emprunteur : ce que la loi Lemoine change vraiment

Depuis l'entrée en vigueur de la loi Lemoine, l'univers de l'assurance de prêt a vécu une véritable révolution du côté des consommateurs. Avant cette réforme, quitter l'assurance bancaire tenait du casse-tête administratif, tant les préavis étaient étroites et mal connues. Depuis cette loi, la résiliation à tout moment est un droit, sans surcoût ni motif à fournir. Cette souplesse inédite permet d'accéder à des économies considérables, surtout pour les profils enfermés dans l'offre standard. La réforme ne s'arrête pas là : elle muscle par ailleurs la protection des profils de santé sensibles. Pour celles et ceux ayant surmonté une maladie grave, ces avancées pèsent bien davantage qu'un simple gain financier : c'est la porte du financement qui redevient accessible. Mieux vaut néanmoins savoir en tirer parti, car beaucoup les exploitent pleinement. Mesurons d'emblée que cette couverture pèse parfois jusqu'à un tiers du coût total du crédit. La négliger, c'est laisser filer des milliers d'euros. Au contraire, la faire jouer à la bonne date peut alléger nettement les mensualités. C'est tout l'objet de cette mise au point. En préambule, retenons l'essentiel : plus le prêt est long, plus le poids de l'assurance se creuse, et plus il est payant d'agir rapidement. L'enjeu est maximal en début de crédit, lorsque le capital restant dû atteint son sommet.

La résiliation à tout moment, fin de l'engagement annuel

Dans le cadre antérieur, l'emprunteur ne pouvait changer son assurance de prêt qu'à des dates précises : au cours de la première année, par la suite une fois par an, avec un formalisme difficile à respecter. Résultat : quantité d'assurés manquaient la date, se retrouvaient bloqués d'un contrat trop cher. La loi Lemoine a supprimé ces obstacles. Aujourd'hui, tout emprunteur peut changer sa couverture de prêt quand il le souhaite, sans se soucier d'une quelconque échéance. La seule condition reste l'équivalence des garanties : le nouveau contrat doit couvrir les mêmes risques au moins égal à celui exigé par la banque. Cette exigence garantit la banque comme le souscripteur. Cette réforme s'applique à tous les prêts immobiliers, quelle que soit leur date. De la sorte, même celui dont le prêt court depuis des années a désormais la faculté de comparer son contrat en toute gratuité. Pour les anciens malades, ce droit est capitale : elle autorise à comparer de nouveau dès que l'état de santé s'améliore, ou quand un seuil du droit à l'oubli est atteint.

Le droit à l'oubli renforcé pour les anciens malades

Cette protection permet à un ancien malade de taire légalement certaines pathologies dans sa déclaration médicale, au-delà d'une durée fixée. Grâce à la loi Lemoine, le seuil est passé à un plafond de cinq ans après la fin des traitements, à condition qu'aucune rechute ne survienne. En clair, un ancien patient oncologique peut légalement ne pas en parler passé ce délai de cinq ans. Le prêteur n'a dès lors ni poser de question sur cet antécédent, ni facturer une exclusion à ce titre. Ce progrès a débloqué la situation de multiples candidats au crédit, pour qui l'accès au financement se heurtait à un mur. Restons vigilants : cette règle repose sur une rémission durable et un délai bien décompté. Un décompte approximatif peut coûter cher. On gagne à sécuriser ce point avec un spécialiste avant de remplir le questionnaire de santé. Un courtier expert en assurance emprunteur et cancer sait mobiliser ces règles. En complément, le barème AERAS liste d'autres pathologies au titre desquelles aucune surprime n'est due selon des délais réduits, comme diverses affections chroniques.

Résilier et économiser, mode d'emploi

Substituer sa couverture est devenu très accessible, mais une méthode s'imposent. La première consiste à trouver un nouveau contrat présentant des garanties équivalentes aux critères du prêteur. À ce stade, on utilise sur la fiche standardisée d'information remise lors du prêt, qui détaille les exigences. Une fois le contrat choisi, l'assuré envoie sa demande au prêteur, qui doit répondre sous dix jours pour se prononcer. Dès lors que le niveau est respecté, le refus n'est pas permis : tout refus doit être motivé et reposer seulement sur un critère objectif. La substitution prend effet sans interruption de couverture, la précédente cotisation s'arrêtant dès la prise d'effet du nouveau. Précisons également que cette substitution ne coûte rien, le texte prohibant toute pénalité pour ce motif. La substitution n'a rien d'unique : il est permis de de rebasculer si une meilleure offre apparaît. Les économies réalisées atteignent fréquemment des sommes importantes sur la durée totale du crédit.

Les étapes clés d'une substitution réussie

Pour que la substitution aboutisse, gardez en tête plusieurs points de contrôle. Assurez-vous d'abord l'équivalence des garanties, car c'est le seul motif qui autorise le prêteur de refuser la substitution. Mettez alors en regard le prix global, au-delà de la mensualité mise en avant, en tenant compte des garanties. Le cas échéant par la grille AERAS, faites-le valoir explicitement : il est légal de taire un antécédent effacé. Prévoyez aussi le calendrier, le traitement prenant d'un délai de réponse, à prendre en compte dans votre organisation. Pensez aussi à garder chaque courrier de vos démarches, dans la mesure où une trace sécurise vos droits si un désaccord surgit. Rappelons enfin que la banque ne saurait toucher le taux du prêt au motif de la substitution. Voici les points à contrôler avant de vous lancer :

  • une équivalence de garanties clairement établie ;
  • un calcul du gain global, pas sur la seule mensualité ;
  • l'activation de la grille AERAS le cas échéant ;
  • l'accompagnement d'un courtier expert pour sécuriser la substitution.

Au final, ce texte majeur a rebattu les cartes entre les assurés et les assureurs de groupe. Le changement libre et la protection des anciens malades forment un socle de droits dont chacun devrait tirer parti. Or, ces droits restent sous-exploités, par manque d'accompagnement. Comparer son assurance assurance de prêt et sclérose en plaques régulièrement est devenu un réflexe rentable, en particulier après une amélioration de l'état de santé. Pour les anciens malades, l'enjeu dépasse la seule baisse de tarif : c'est accéder à une protection équitable, parfois refusée hier. Insistons une dernière fois : sur vingt ou vingt-cinq ans, le gain potentiel entre deux contrats peut dépasser plusieurs milliers d'euros. Rester passif, c'est renoncer ce gain sans raison valable. Un conseil averti verrouille la démarche, du respect des critères à la négociation finale. Ne tardez pas une échéance qui n'existe plus : le meilleur instant pour agir, désormais, c'est quand vous le décidez.

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